mardi 13 janvier 2009

Qu'est-ce que l'APHEE ?


par Bertrand Gardette, conseiller principal d'éducation

Le magazine Maxi s'intéresse au phénomène (n°1158 du 5 au 11 janvier 2009)


Il y a quelques semaines ou quelques mois, j'ai été interviewée par une journaliste du magasine Maxi au sujet du harcèlement scolaire.

Après quarante minutes d'entretien, voici ce qui en est ressorti :

jeudi 29 mai 2008

10 mythes entourant le phénomène de l’intimidation

Il existe plusieurs idées reçues en ce qui concerne l'intimidation en milieu scolaire.
Les voici...

Source: http://www.educationworld.com/a_issues/issues102.shtml

Mythe no 1. Les intimidateurs souffrent
d’insécurité et de faible estime de soi. Ils s’en
prennent à autrui pour se donner de l’importance.
Les études démontrent que la plupart ont une
estime de soi égale ou supérieure à la moyenne.
Ils manquent d’empathie, d’encadrement
parental, et ont un tempérament agressif.

Mythe no 2. Les intimidateurs recherchent
l’attention. Ignorez les et ils cesseront.
Les études ont démontré que les intimidateurs
cherchent à contrôler ; ils continuent à abuser
lorsqu’on les ignore et accroissent leur pratique
tant que des adultes n’interviennent pas.

Mythe no 3. Les garçons exercent leur
masculinité.
Les études révèlent qu’au lieu de diminuer en
vieillissant, l’intimidation change de forme. 60%
des intimidateurs de la fin du primaire
commettent au moins un crime avant 24 ans.

Mythe no 4. Les enfants sont cruels avec ceux
qui sont différents. Les études nous apprennent
que les différences physiques jouent rarement.
Les victimes sont choisies pour leur sensibilité,
leur anxiété, ou parce qu’incapables de répliquer.

Mythe no 5. Les victimes ont besoin d’apprendre
à se défendre et à gérer la situation.
Les études indiquent que les victimes sont plus
jeunes et plus faibles physiquement. Elles
manquent d’habiletés sociales pour obtenir le
soutien d’amis. Ils ne peuvent eux-mêmes gérer
la situation.

Mythe no 6. Les classes ou les écoles à forte
population contribuent au phénomène. Aucune
étude n’a établi de corrélation entre l’intimidation
et la grosseur de la classe ou de l’école. En fait,
on a découvert que dans les écoles plus grosses,
les victimes ont plus de chances de trouver des
amis pour les soutenir.

Mythe no 7. L’intimidation se produit en dehors
de la propriété de l’école. Même si les études
confirment l’existence du phénomène hors de
l’école, en route vers l’école ou au retour à la
maison, elles révèlent que la fréquence est plus
élevée en classe, dans les corridors et dans la
cour de récréation.

Mythe no 8. L’intimidation touche un petit
nombre d’élèves. Les études démontrent que
25% des élèves sont victimes et que 20% s’y
adonnent. Les psychologues scolaires estiment à
160,000 par jour le nombre d’enfants qui
s’absentent de l’école par peur d’être intimidés.

Mythe no 9. Lorsqu’il s’exerce de l’intimidation
dans leur classe, l’enseignant s’en rend compte.
Les études révèlent que l’intimidation s’exerce
hors de la vue du titulaire. La plupart des
victimes hésitent à porter plainte par gêne ou par
crainte de représailles. La plupart des abuseurs
nient les faits ou justifient leur comportement.

Mythe no 10. Les victimes doivent se consoler
en se disant que les paroles blessantes coulent
comme l’eau sur le dos du canard. Les études
révèlent que les victimes souffriront toute leur vie
de faible estime de soi. Ils sont sujets à
dépressions, au suicide, et autres problèmes de
santé mentale.

Traduction et adaptation, Jacques Brodeur,
EDUPAX, 4 janvier 2006.

vendredi 23 mai 2008

L'intimidation, une violence bien réelle

L'intimidation par les pairs, ou harcèlement scolaire, est un phénomène courant. Quelle école n'a pas son souffre-douleur, celui qui est mis à l'écart, bousculé, raillé et j'en passe ? Simples jeux d'enfants ? Mais dites-moi, un jeu d'enfant a-t-il pour finalité de faire souffrir l'un des participants ?

J'ai crée ce blog pour vous faire partager mes réflexions sur le sujet, ainsi que mon expérience. Vous vous en doutez, j'ai moi-même été ce qu'on appelle un vilain petit canard. Sans avoir connu ce qui se fait de pire dans ce domaine, j'ai néanmoins vécu le rejet et la violence verbale. Tout cela ne serait qu'un mauvais souvenir si ces brimades n'avaient eu des conséquences lourdes sur ma vie d'aujourd'hui. Non seulement cette forme de harcèlement cause une souffrance bien réelle pour l'élève victime, mais lorsque cela affecte sa vie adulte, peut-on continuer à hausser les épaules ?

L'intimidation n'a rien à voir avec des bagarres de cours de récré ou de simples chamaillerie entre gosses. Parce que, dans ces cas-là, les forces en présence sont égales. Dans le harcèlement, l'un des élèves ne fait que subir la violence sans pouvoir se défendre. C'est ce qui fait toute la différence.